Trab

Samedi 30 Juin / 18h00
Khadija Hamdi

Khadija Hamdi Soussi a toujours baigné dans l'art et a longtemps écumé les musées. C'est à Paris où elle passe six ans qu’elle fréquente les biennales, les foires et les ateliers d’artistes. Elle a également travaillé à l'Institut du Monde Arabe à Paris et a effectué plusieurs stages en galeries et en maisons de ventes aux enchères telles que « Sotheby's et Tajan » dans le cadre de ses études de master en marché de l'art à l'EAC Paris, avant d’enchainer avec un doctorat en art islamique à la Sorbonne. Khadija a travaillé pour un fond d’art contemporain arabe en Allemagne, tout en exerçant le métier de curatrice indépendante et d’enseignante en histoire de l’art.

À la fois chercheuse en histoire de l’art et archéologie et curatrice dans l'art contemporain, Khadija Hamdi Soussi s'est toujours attachée à établir des liens entre l’ancien et le contemporain. En 2012, elle a ainsi pu investir le musée archéologique de Carthage, un projet particulièrement marquant. "C'est un des sujets qui a donné réponse à ma carrière d'historienne de l'art ! » Si elle affirme avoir une curiosité et un goût pour la recherche, elle est aussi très patiente : une qualité qu'elle a développée notamment dans le cadre de son doctorat. Khadija exerce son métier avec passion. "Je suis une amoureuse de l'art, j'ai la chance de combiner vie professionnelle et passion ce qui est très rare !", déclare-t-elle.

La citation qui l'inspire au quotidien ? "On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux." du Petit Prince d'Antoine de Saint-Exupéry qui lui rappelle la nécessité de lire les choses au-delà de leur premier degré, de regarder les choses en profondeur. Installée à Paris, puis en Allemagne et actuellement à Barcelone, la jeune maman n'aime pas la routine et c'est justement le renouvellement constant des projets et des rencontres qui lui plait dans ce métier. Pour elle, le commissaire d'exposition s'apparente à un réalisateur de film, racontant une histoire à l'aide d’œuvres d’art et une scénographie. "Je pense qu'on ne choisit pas d'être commissaire d'exposition, la chose s'impose à nous". Dans le cadre de Jaou 2018, Khadija investit le pavillon de l'élément « terre » et a choisi le sujet du musée imaginaire réunissant des artistes qui se sont intéressés à l'héritage, au patrimoine et à la notion de musée.

La Zaouia de Sidi Boukhrissane

La Zaouia de Sidi Boukhrissane au Style architectural néo-mauresque a été restaurée entre 1981-1983 se situe près de la rue Sidi Bou Khrissane dont le nom perpétue celui de la dynastie des Béni Khourassane (Xle -Xlle siècle). C’est une nécropole qui faisait partie du plus vieux cimetière de la cité et longeait les anciens remparts, au Sud-ouest de la Médina. L’édifice à caractère imposant abrite les tombes des Béni Khourassane.

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